Jean-Claude Killy

1991 - Jean-Claude Killy

Biographie

Ses aptitudes lui permettent de s’imposer dans n’importe quelle épreuve de ski alpin : Descente, slalom ou géant, comme le prouvera son triplé aux Jeux Olympiques de 1968 à Grenoble. Il possédait en fait un temps d’avance sur ses concurrents, pour sa vision des pistes et son départ canon (il s’élançait penché en avant en poussant sur ses bâtons, méthodes reprises par tous les skieurs ensuite). Grand sportif, il est aussi celui qui sut parfaitement mettre à profit son image de grand champion, après avoir tout gagné en ski : Jeux Olympiques, Championnats du Monde et Coupe du monde. Il arrête sa carrière très tôt (25 ans), et s’essaie aux sports mécaniques en participant à de nombreuses courses telles que le Paris-Dakar ou les 24 heures du Mans.
Il  devient membre du Comité Exécutif Alpin de la Fédération internationale de ski pendant 20 ans (entre 1974 et 1994), qui permit à Albertville d’accueillir les 16ème Jeux Olympiques d’hiver en 1992 dont il fut co-président du comité d’organisation.

Mot du parrain

« Aviateur dans l’âme et pilote d’hélicoptère, je porte un attachement filial à l’égard de l’aéronautique dû à la carrière de pilote de chasse de mon père. Mes premiers contacts avec la Patrouille de France, dans le cadre de l’organisation des JO d’Albertville, se sont rapidement concrétisés par le parrainage de cette merveilleuse formation en 1991.
Cet engagement représentait un bonheur immense, car il préfigurait mon arrivée sur la base aérienne de Salon d’où j’ai effectué mon premier vol à bord de l’Alphajet. Flotter dans les airs en patrouille fut un moment très émouvant, à tel point que je me suis senti au sommet du monde, pour la plus grande de fierté de mon père !
J’ai retrouvé dans le professionnalisme et l’esprit de camaraderie de ces hommes une étonnante similitude avec l’équipe de France de ski, au travers de leur discrétion et de leur humilité.
Au gré des entraînements, ces pilotes chevronnés sollicitent leur mémoire gestuelle. L’enchaînement des figures en vol devient ainsi une action mécanisée. De même, le sport de haut niveau requiert une gestuelle qui n’accepte pas la fantaisie. Le meilleur geste n’est pas forcément le plus beau, mais celui qui vous mène à la victoire.
Et la recherche de la perfection est également l’apanage de la Patrouille de France. Sa discipline, sa courtoisie et sa simplicité caractérisent la plus belle ambassadrice de notre société. L’accueil magnifique qui m’a été réservé au sein de cette équipe me donna l’impression d’être l’un des leurs.
Je reste un fervent admirateur du degré d’excellence atteint par la Patrouille de France, et je la remercie de continuer à rechercher la perfection et de nous faire rêver. Faire rêver la France ! »

 

 

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