Une première étape symbolique

Rédigé par : ASP Emmanuelle JOURDAN, le 29 mars 2017

Nous avons passé une première semaine de convoyage mouvementée, avec la météo et quelques pannes qui nous ont joué des tours. Mais nous sommes bel et bien arrivés sur la base de Stewart, à environ 100 kilomètres au nord de New York, le 23 mars. Le surlendemain, la réelle entrée en matière de cette tournée a eu lieu, avec le passage au-dessus de la statue de la Liberté.

Celle-ci a été inaugurée le 28 octobre 1886, après avoir été imaginée par Auguste Bartholdi et conçue par Gustave Eiffel, deux Français. Lady Liberty a été à l’origine offerte par la France aux États-Unis, à l’occasion du centenaire de la Déclaration d’indépendance américaine, et également pour honorer l’amitié entre les deux peuples.

La dernière tournée de la Patrouille de France date de 1986. Et ce n’est pas une coïncidence : cela faisait alors 100 ans que la statue était fièrement dressée sur Liberty Island, île située non loin de Manhattan, dans l’embouchure de l’Hudson.

Ce 23 mars, l’émotion était donc à son comble, parmi toute l’équipe. Pour beaucoup d’entre nous, ce vol était le plus beau de notre vie.

Le soir même, nous avons eu l’honneur d’être reçus au consulat de France à New York, où nous avons rencontré Anne-Claire Legendre, la consule générale.
Le lendemain, nous sommes repartis et avons pris la direction de Washington.

La météo n’a pas été de notre côté ce 26 mars, car nous devions effectuer un passage au-dessus de la capitale des États-Unis, notamment en passant au nord du Capitole. Nous avons dû l’annuler, car les conditions météorologiques du moment ne permettaient pas d’assurer un vol en toute sécurité.

Et pourtant, l’envie de célébrer la capitale fédérale de ce grand pays qui nous a invités, était forte, mais aussi symbolique.

Washington, D.C tient son nom de George Washington, premier président des États-Unis (de 1789 à 1767). Elle abrite la célèbre Maison-Blanche, résidence officielle du président du pays. Elle abrite également le Capitole, qui est le siège du Congrès, le pouvoir législatif des États-Unis.

L’ambassade de France à Washington a organisé une réception le lendemain de notre arrivée, où nous avons pu rencontrer Gérard Araud, l’ambassadeur, et plusieurs autorités civiles et militaires, françaises et américaines.
Nos avions étaient stationnés sur la base d’Andrews, qui est la base-mère d’Air Force One, l’avion chargé de transporter le président des États-Unis,

Nous serons présents sur des dates ensoleillés : en Floride les 1er et le 2 avril pour le meeting de  Melbourne, puis le 4 avril au meeting Sun ‘n Fun à Lakeland.

 

Crédit photo : Armée de l’air/EPAA/Sirpa Air

 

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